Les fêtes de Noël en 2016

Les fêtes de Noël en 2016

Il me reste un peu de temps avant de partir célébrer la nouvelle année chez notre ami Ludovic pour vous faire un bilan de Noël.

Ça a déjà commencé le 17 décembre au “Noël chez les Gauthier”, un gros rassemblement de la fratrie éponyme à la ferme Belvache, l’exploitation laitière familiale. C’est donc une cinquantaine de personnes qui se retrouvent pour célébrer la venue du Père Noël tous ensemble à côté des tracteurs.

Le 24 au soir c’était en petit comité chez les parents de Justine. Je n’ai malheureusement que peu de photographies et n’en ai aucune du 25 lorsque Élise et Jacques (tante et oncle de Justine) nous ont rejoint avec Hervé, le grand-père.

Du 26 au 29 nous sommes partis au chalet d’Élise et Jacques au pied du Mont Tremblant. Nos journées pouvaient pas mal se résumer à jeux de société, manger, boire. De bonnes petites vacances en somme.

Maintenant c’est vers 2017 qu’il faut se tourner. Au Québec, on célèbre la Saint Sylvestre avec des rigodons, ces chants et danses traditionnelles qui ont traversé l’Atlantique au temps de la Nouvelle France. Ça se joue avec des violons, de l’harmonica pis des cuillères en bois.

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Film school Fest Munich

Film school Fest Munich

Quoi de mieux que de commencer un nouveau blog savamment nommé Freddy veut faire du cinéma par un post relatant mes aventures au festival Filmschool Fest Munich ?

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Ma semaine en terres bavaroises fut longue et fatigante mais Ô combien géniale. Notons d’abord l’accueil du festival : loin d’être avare, l’équipe a tout fait pour nous mettre à l’aise et surtout, au centre du festival. “Nous avons suivi ton vol sur Internet pour être certains que tu arrives à bon port”, chauffeur, sac de cadeaux, logement, buffet de bouffe de luxe lors des cérémonies d’ouverture et de clôture, visites organisées, soirées festives,… L’ensemble des réalisateurs se sentaient comme des stars.

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La table des desserts de la Cérémonie d’ouverture du festival dévastée après le passage des étudiants pauvres et affamés.

Grand moment de mon arrivée : les retrouvailles avec Papa et Maman. Usant d’une excuse à deux balles pour venir jusqu’à Munich, nous avons usé du petit deux-trois heures pour aller au restaurant et rapidement faire le tour de ma chambre à l’auberge de jeunesse.

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Saucisses, pommes de terre, bière et choucroute –

Le reste de la semaine a principalement consisté à regarder des tonnes de courts métrages étudiants de partout dans le monde. La qualité des films était très élevée et il faisait grand bien de se savoir sélectionné parmi tant de bons films ! Chaque projection était suivie par un Q&A (discussion entre le/la réalisateur-trice du film et des animateurs et le public) apportant plus de lumières sur ses intentions et le tournage.

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Ma mission  : représenter fièrement le genre de l’horreur et son importance dans le cinéma contemporain.

Le festival avait aussi organisé un grand nombre d’événements pour nous occuper. L’un d’entre-eux fut la visite de la brasserie Hofbraü. La visite fut d’un ennui mortel : le guide avait la fâcheuse tendance à donner beaucoup d’informations terriblement trop précises sur la fabrication de la bière, à parler trop bas, à nous expliquer ce qui se passait derrière des portes closes ou pire encore, à pousser des petites galéjades racistes très déplacées. Heureusement, nous avons préférés nous en amuser.

Le reste du temps, l’organisation du festival ne négligeait jamais un aspect central de leur événement : la fête. Chaque soir, un lieu différent s’animait pour devenir the place to be à Munich. Nous faisions la fiesta chaque soir de la semaine. Entre les bières dégustées en journée et les bières englouties en soirée, je ne pense pas trop m’avancer en disant que nous passions plus de temps saouls que sobres. Mais j’imagine que c’est ça la vie d’artiste et de festivalier.

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Il semblerait que les allemands aiment beaucoup les machines à fumée.

Afin de purifier notre corps de tous ces excès nocturnes (okay, diurnes aussi), les promenades et visites touristiques aillaient bon train.

J’ai beaucoup apprécié l’architecture de Munich, à la croisée entre Blanche Neige et les 7 Nains et l’Art Nouveau.

Nous avons aussi fait une longue promenade dans les Jardins anglais.

Mais ce que j’ai préféré c’est la Müller’sches Volksbad. Ces bains furent offert à la ville de Munich par un certain Dr. Müller à la seule condition qu’ils demeurent accessibles au peuple. La construction Art Nouveau est magnifique et abrite une piscine elle aussi de toute beauté. C’est sans doute ce qui me manquera le plus de Munich : aller m’y baigner car j’y suis retourné trois fois tant le lieu m’a conquis.

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Pour la petite histoire, j’ai eu vent de ce lieu tout juste en quittant mon appartement à Montréal : je me suis rappelé que l’intrigue de Suspiria (mon film préféré) se déroule à Fribourg, en Bavière. J’ai donc vérifié sur Internet si c’était loin de Munich et si le film avait effectivement été tourné à Fribourg ou non. Il s’est avéré que la plupart des lieux de tournage se trouvaient à Munich, dont une scène à la piscine.

Autre anecdote : j’y suis retourné le matin de la cérémonie de clôture. Le matin à l’auberge de jeunesse avant de partir, j’ai entendu cette jeune réalisatrice australienne dire qu’elle avait cherché toute la semaine quelqu’un pour aller se baigner quelque part. Je ne lui avais jamais parlé avant et lui ait donc dit que j’avais passé la semaine seul à aller à cette belle piscine. Nous avons rigolé de la coïncidence et sommes partis ensembles cette fois-ci.
Sur le chemin, elle me dit qu’elle aimerait aller dans un sauna aussi. Je lui dit que ça tombe bien, qu’il y a toute une partie bains chauds, saunas, hammams, etc là où on va, mais que je n’y suis jamais allé encore. Nous entrons, payons pour l’accès au spa et aux bains. Nous prenons soin de ne pas se regarder dans les vestiaires communs et sans cabines privées et redescendons pour l’accès au spa. C’est alors que nous découvrons avec surprise la nudité d’absolument tout le monde. J’aurais dû faire le calcul plus tôt : les allemands ont cette tendance à se mettre à poil en public – que ce soit sur les plages françaises, chez eux dans les parcs à Berlin ou même encore en ski dans les Alpes. Je m’enquiert auprès de l’employé et sa réponse est nette : nudité obligatoire dans le spa. L’australienne et moi échangeons un regard gêné et amusé… “Fuck it”, nous nous déshabillons et faisons le constat suivant : quel autre meilleur moyen pour faire connaissance en un temps record ? Vous comprendrez que je n’ai pris aucune photo du spa. L’histoire a bien fait rire les copains à la soirée de clôture.

Maintenant c’est retour à la réalité. Tous ces nouveaux amis vont me manquer, c’est certain. Il faut donc continuer de faire des films et espérer les recroiser dans d’autres festivals !